Épinglé Trionfi — le tarock des origines

Ouvert par Valat · 22. 08. 2026 15:46

  1. Un résumé bref pour qui se demande d'où vient le tarock.

    Le nom. Le jeu ne s'appelait pas tarock, mais trionfi — « triomphes ». Les plus anciennes mentions fiables des carte da trionfi proviennent des livres de comptes des cours d'Italie du Nord des années 1440. Le lieu exact de naissance est inconnu ; Milan, Ferrare et Bologne en sont les centres les plus probables.

    La nouveauté. Les trionfi ne sont pas nés de rien. Au jeu italien ordinaire à quatre couleurs — coupes, deniers, épées, bâtons — s'est ajouté un cinquième groupe de cartes qui battait toutes les autres, quelle que soit la couleur. Ce fut le premier atout permanent de l'histoire des jeux de cartes, et c'est cette idée qui s'est ensuite répandue dans des dizaines d'autres jeux. Le jeu comptait 78 cartes : 56 de couleur, 21 trionfi et le fou (il matto), qui n'était pas un atout mais une exception à part.

    Le changement de nom. Vers 1505 apparaissent dans les sources tarochi à Ferrare et taraux en Avignon. Pourquoi ce nom a remplacé trionfi reste inconnu — aucune explication n'est démontrée. De l'italien tarocchi viennent le français tarot et l'allemand Tarock.

    Le chemin vers nos 54 cartes. Notre jeu n'est pas celui d'origine. Le tarock d'Europe centrale est une forme raccourcie plus tardive, qui a retiré des couleurs une partie des basses cartes ; la forme que nous connaissons s'est fixée dans les pays autrichiens au XIXe siècle.

    Et la divination ? Elle est venue en dernier, pas en premier. Pendant trois siècles, le tarock ne fut qu'un jeu de levées ; l'usage divinatoire de ces cartes n'apparaît qu'en France vers la fin du XVIIIe siècle.

    Une chronologie plus détaillée se trouve sur la page d'histoire.

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